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N°11
du Lundi 1er Septembre 2003
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Rencontre
avec
Bernard Petterson, Directeur
de la culture et du patrimoine à l'Agence intergouvernementale
de la Francophonie
"Que le public vienne soutenir
ces artistes méritants "
Le Directeur
de la culture et du patrimoine à l'Agence intergouvernementale
de la Francophonie, Bernard Petterson commente dans cet entretien
le Masa 2003.
Le slogan
élaboré par l'Agence intergouvernementale de la Francophonie
(AIF) à l'occasion du Masa 2003 est " Dialogue de cultures
pour la paix ". Comment l'expliquez-vous ?
Cela
n'a rien de surprenant : faire dialoguer les cultures au sein de
la Francophonie comme à travers le monde est une des missions
premières de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie
depuis sa création. Elle a toujours travaillé pour
la défense et la diversité culturelle qui ne prend
son sens que dans le dialogue des cultures. Cette mission est encore
plus forte depuis le sommet de Beyrouth d'octobre 2002 qui avait
pour thème " le dialogue des cultures, facteurs de paix
et de développement ". Dans ces conditions, le Masa
devient un lieu tout indiqué pour expliquer ce principe de
dialogues de cultures.
Concrètement,
comment l'Agence va-t-elle traduire ce thème en actes au
cours de ce Masa ?
Cette année, en plus du soutien institutionnel à la
tenue du Masa, l'Agence a saisi cette occasion pour réunir
les participants au sein d'un atelier sur la diversité culturelle
et le dialogue des cultures précisément. Ce sera le
jeudi 4 septembre à 11 heures au palais de la Culture. Pour
bien saisir ce dont il s'agit, il faut rappeler que depuis le sommet
de Beyrouth, et sur décision de ses instances, la Francophonie
est engagée dans une opération de longue haleine de
promotion de la diversité culturelle en rapport avec les
négociations en cours à l'Organisation mondiale du
commerce (OMC). On sait que dans les négociations, la production
et les échanges culturels sont inclus dans les tractations
sur la libéralisation des biens et services, avec le risque
de voir de véritables monopoles culturels tuer cette diversité.
Raisons pour laquelle la Francophonie multiplie les opérations
d'explication de ces risques, dans la perspective notamment que,
l'Unesco va mettre en chantier et faire appliquer un instrument
juridique international qui serait garant de cette diversité
culturelle. Pour cela, il faut qu'une majorité d'Etats membres
de l'Unesco adopte le principe lors de sa Conférence générale
qui se tiendra en octobre prochain à Paris, et dans ce sens,
l'appui des professionnels de la culture qui sont réunis
ici à Abidjan est non seulement utile mais aussi indispensable.
Quelle lecture
faites-vous des spectacles qui ont déjà été
présentés au Masa 2003 ?
Il est peut-être trop tôt pour porter une appréciation
générale et définitive. Le Masa a débuté
le 30 août et nous n'avons encore vu qu'un petit bout de la
programmation. Mais ce que l'on peut dire à ce stade, c'est
que les premiers spectacles visionnés augurent bien d'une
programmation qui s'annonce très prometteuse. Il faut souhaiter
maintenant que le public réponde présent pour soutenir
ces artistes qui le méritent largement.
Propos
recueillis par
Jean-François Channon
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